Pages A4 - 311 à 317.

 

 

10. 7- Folklore et tourisme (suite).

(1982-1994)

 

 

 

 

 

                                       Maman Aline étant souffrante, du 16 au 20 août 1982, nous firent un voyage à Lourdes pour prier pour elle. Nous nous sommes recueillis à la grotte (Massabielle), dont une niche ogivale fut l'endroit où la Vierge Marie apparut à Bernadette entre le 11 février et le 16 juillet 1858 et au pied coule la source d'eau bénie. Pour entrer dans la piscine, il faut s'armer de beaucoup de patience, tant la foule de pèlerins est danse. À l'intérieur, on se déshabille et après avoir revêtu un pagne, on est immergé dans une baignoire par deux hospitaliers en priant. Situé dans la montagne à proximité des sanctuaires se trouve le Chemin de Croix. Une immense esplanade est devant la Basilique Notre-Dame du Rosaire de style romano-byzantine sur laquelle à partir de 21h se déroule la procession mariale aux flambeaux et durent près de deux heures. Sous cette basilique, la Crypte où y sont conservées les reliques de Bernadette. Située au sommet du rocher de la Grotte, la basilique de l'Immaculée Conception construite de 1886 à 1871.  Une nouvelle Basilique souterraine dédiée à Saint Pie X fut consacrée le 25 mars 1958 pour le centenaire des apparitions et permet d'accueillir un plus grand nombre de fidèles. Nous avons également parcouru les autres sites retraçant la vie de Bernadette: le moulin de Boly où elle vit le jour le 7 janvier 1844, le cachot où la famille Soubirous séjourna de 1856 à 1858 et lieu de résidence au moment des apparitions, le musée de cire qui raconte l'histoire de la petite bergère de Bartrès, le musée du petit Lourdes offrant une reproduction du village à cette époque.

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                                       Toutefois, nous ne sommes pas cantonnés dans cette ville mariale traversée par le Gave, ayant cet autre côté que sont les hôtels et les innombrables commerces de souvenirs. Empruntant l'un des nombreux cars aux multiples destinations touristiques à travers les Pyrénées, nous avions choisi celui qui va au lac de Gaube. Direction Cauterets par une route tortueuse en lacets qui côtoie quelques cascades, dont ceux du Lutour et de Cerisey, jusqu'au Pont d'Espagne à 1496 m. Nous avons pris l'option de monter en télésiège jusqu'au lac, alors que d'autres gravissaient le sentier rocailleux. Des enfants nous ont même lancés des myrtilles qu'ils avaient cueillies. Encore quelques centaines de mètres pour arriver au bord du lac dans lequel se reflète le plus haut sommet pyrénéen: le pic du Vignemale (3.298 m), dont il faut respecter la double nationalité puisque ce grand "seigneur" borne la frontière franco-espagnole. Magnifiquement enclavé dans son écrin de montagnes à pic, le lac de Gaube est une merveille du Parc National. D'une longueur d'un kilomètre et d'une largeur de 300 mètres, son eau bleutée et limpide est un lieu très paisible de très grande beauté situé à 1700 mètres d'altitude. Pour les plus vaillants, il y a la possibilité de diverses randonnées. Un autre jour nous allions découvrir un palais plusieurs fois millénaires créé par la nature, les grottes de Bétharram à une quinzaine de kilomètres. Les formes capricieuses, les hauteurs et les lieux les plus bas nous éblouissent. Cinq étages s'étendent sur une profondeur de 80 mètres. La visite commence par l'étage supérieur et progressivement l'on descend avec le guide jusqu'en bas. Passant de salle en salle où les stalactites, les stalagmites et autres groupes de rochers font penser à une mosquée, ensuite à un grand lustre ou une horloge et peu après à un énorme mammouth. Avec un peu d'imagination, tous ces plafonds spongieux font penser à des nuages qui passent. La parcourt dans ces grottes magnifiquement éclairées est d'environ trois kilomètres et la température reste constante, soit environ 13 degrés. Dans le fond coule une rivière dont l'ancien lit est une fissure étroite et profonde dans laquelle se remarquent d'intéressants phénomènes d'érosion que l'on suit un moment en barque. Un tunnel artificiel long de 400 m nous ramène à l'air libre. À la sortie de la montagne, la rivière se jette dans le gave à Pau. Le retour se fait par un téléphérique qui donne une vue splendide de la vallée. Ce sont des lieux que je n'avais pas parcourus lors de mon précédant séjours en juillet 1953 (voir chapitre 3.3).

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                                       Le 5 septembre 1982, nous avons participés avec Claudine, une de mes nièces, au rallye touristique automobile organisé par le Rotary Club de Fleurus. Il y avait 76 participants, se faisait en 4 étapes et à chaque étape il y avait 10 questions sur le parcourt, 2 contrôles de passage, un objet insolite à trouver et un jeu à effectuer. Il fallait essayer d'obtenir le plus grand nombre de points. Le départ se faisait à 9h00 de Fleurus, pour Boignée, Balâtre, St. Martin, Bothey, Corroy-le-château, Mazy, Onoz et une pause à Spy. Ensuite vers Jemeppe s/S, Moustier, Ham s/S, Taravisée, Sart-St.-Laurent et pour midi à Lesve. Puis St. Gérard, Graux, Denée, Ermeton-sur-Biert, Sosoye (Maredsous), Falaën, Wellen, passage d'une rivière à gué à Gerin et pause à Anthée. Poursuivant à Corenne, Flavion, Florennes, St. Aubin, Fraire, Laneffe, Somzée, Nalinnees pour finalement arriver pour 18h30 au plus tard au chalet forestier près d'Ham-sur-Heure. Là un repas nous fut servi à la lumière de bougies et lanternes. Le nombre de points était au maximum de 650 et le premier, Mr Daussin directeur des Ateliers Delvaux à Sombreffe, en obtint 559 et gagna une télévision en couleurs. Nous remportâmes le 2e prix, une télévision en noir et blanc, avec 546 points. Le 76e récolta 137 points. Ce fut une très belle journée ensoleillée où nous pûmes voir des lieux pittoresques qui nous étaient inconnus. C'était également une opportunité pour ma nièce d'entrer en contact avec l'un ou l'autre des dirigeants d'entreprise qui sont membres de ce Rotary Club, ce qui fut le cas.

                                       Nos voyages se limitèrent principalement par des séjours à la Côte Belge avec Marie-Myriam, une des filleuls de Jeannine et ma belle-sœur ou ma belle-mère. Il y eut d'abord celle du 22 au 29 août 1984 à Middelkerke qui est une station balnéaire particulièrement appréciée des touristes, en raison de l'énorme diversité qu'elle présente, notamment sa large plage de sable fin qui, durant l'été, prend des allures d'un pittoresque tableau de famille. Par ailleurs, les polders se prêtent à merveille aux promenades, à pied ou à vélo. Son casino est assurément l'un des bâtiments qui frappent le plus, et ce, du fait de sa position semblable à celle d'un poste de contrôle. Un peu plus loin, le calme, l'espace et les belles dunes ont fait de Westende le cadre idéal pour les amis de la nature qui possède bon nombre de terrains de campings. L'aspect naturel est encore renforcé par les rangées de dunes qui vont presque jusqu'à la plage dont la plus frappante est l'immense zone de Lombardsijde, où est installé un camp militaire.

 

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                                       En août 1986, ce fut la visite au parc de Meli à Adinkerke près de La Panne qui est un parc d'attraction sur le thème des abeilles et du monde de l'apiculture. Il fut fondé par Albéric Joseph Florizoone exploitant de miel et ouvra ses portes à Pâques 1935. Il y avait bâti un grand immeuble de réception blanc, dans le style Le Corbusier qui comprend une salle de conférence, une cafétéria ainsi qu'une salle de conditionnement du miel en pot. Le nom "Meli" vient du nom "miel" en grec et également son anagramme. À l'extérieur se trouve des terrasses autour d'un étang, un jardin de récréation pour les enfants ainsi qu'un labyrinthe, un mini zoo, trois salles de fêtes, un parc d'oiseaux exotiques (flamants roses, pélicans et perroquets aux couleurs vives), de magnifiques jardins, des fontaines dansantes et de nombreuses attractions.

 

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                                       Nous fîmes également un bref passage à Ostende où nous pûmes admirer le Mercator. Ce fut un navire-école de trois-mâts, de la marine marchande belge de 1932 à 1960 et qui ramena le corps du Père Damien en Belgique. Nous nous contentions ensuite de parcourir sa jetée promenade qui se différencie des jetées d'entrée ou autres digues portuaires, en ce sens qu'elle ne protège ou ne marque aucun chenal de port. Elle se lance directement vers la mer même si elle s'apparente à un pont, elle ne s'accroche que d'un côté à la terre pour se jeter dans le vide de l'autre où de nombreux pêcheurs à la ligne s'y sont installés.

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                                       Deux ans plus tard, du 16 au 29 août, nous avons été à La Panne. Nous avons également parcouru les rues et canaux de Bruges surnommée la "Venise du Nord". Elle n'a d'ailleurs rien à envier à son homologue avec son architecture médiévale miraculeusement bien conservée, ses nombreux musées et ses attractions qui en font un endroit de choix pour les touristes. La Grand-Place est le cœur de la Bruges médiévale avec en son centre la statue de Jan Breydel et Pieter de Coninck, héros de la Bataille des Éperons d'Or de 1302. Les toits de ses maisons médiévales donnent l'impression d'être des escaliers qui conduisent aux nuages avec des couleurs simplement chaleureuses. À l'ouest se trouve la Cour Provinciale construite dans un style néo-gothique, symbole du changement qui marqua l'architecture de la ville au 19e siècle. Au nord, l'imposant Beffroi construit en 1220 et reconstruit après chacun des trois incendies qui le ravagèrent. L'édifice fit office de campanile, tour de garde et marché au XIIIe siècle lorsque Bruges devint un important centre pour l'industrie textile. Du haut de ses 83 m et ses 366 marches, le Beffroi contient un carillon de 47 cloches et domine la cité entière. Quant à l'Hôpital St. Jean, il fut construit en 1188 pour les pèlerins et les passants qui avaient besoin de soins médicaux et d'attention religieuse avant de mourir. Les religieuses et les moines l'ont occupé du IXe au XIXe siècle jusqu'à ce qu'un véritable hôpital fût construit. La ville compte d'innombrables lieux historiques: l'Hôtel de Ville, les Moulins à vents Sint-Janshuis et Koelewi, la porte de la ville, le musée Gruuthuse, le Béguinage princier Ten Wijngaarde blanchie à la chaux, le château et les remparts. Une balade en barque permet d'avoir une vue exceptionnelle des principaux sites depuis l'eau.

 

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                                       Nous sommes retournés l'année suivante, du 21 au 24 août, à La Panne qui est surtout connue pour sa plage la plus étendue à l'ouest de la Côte Belge dont la largeur atteint par endroit 250 m à marée basse, sa longue digue commerçante et à proximité du parc naturel du Westhoek avec ses dunes immenses. De plus, elle est le berceau du char à voile sur la Mer du Nord avant la frontière française. C'est à La Panne que le premier roi des Belges, Léopold 1er, mit le pied sur "ses" terres le 17 juillet 1831. Un monument commémore cet événement devant l'esplanade qui porte son nom. C'est également ici que séjourna le roi Albert 1er durant la Première Guerre mondiale, après que l'armée belge se soit retranchée derrière l'Yser. J'y ai aussi retrouvé fortuitement un ancien militaire du Génie stationné à Aachen-Hitfeld et qui pendant les mois d'été tient un magasin de chaussures. Cette fois nous avons également parcouru le parc d'attraction Bellewaerde situé à Ypres qui comporte différents espaces thématiques: Inde, Savane, Jungle, Mexique, Canada et bien d'autres encore. Il est à la fois parc naturel, parc animalier et parc d'attractions qui propose à chacun de découvrir plus de 300 animaux tropicaux et de s'amuser dans les nombreuses attractions.

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                                       Du 23 au 25 août 1993, nous avons optés pour Saint-Idesbald qui est une station balnéaire à côté de Coxyde. Ce lieu de villégiature fut nommé par le chanoine Idesbald Van der Gracht, devenu moine cistercien en 1150 et élu plus tard 3e abbé de l'abbaye Notre-Dame des Dunes. C'est un village d'artistes avec quelques musées dont celui du fameux peintre surréaliste Paul Delvaux est le plus connu et avec une nature magnifique, un centre commercial animé, des dunes immaculées et une large plage. Vers le nord, nous abordâmes Nieuport situé sur l'estuaire de l'Yser qui est le seul port naturel de la côte belge. C'est en 1163 que le comte de Flandre, Philippe d'Alsace, conféra une charte à Novus Portus dont le nom finit par l'emporter sur celui de Zandhoofd et fut pourvue de remparts par Philippe le Hardi en 1385. À côté de l'Hôtel de Ville se dresse la Halle, bâtiment médiéval de style gothique, dont l'origine remonterait à 1280, fut entièrement détruit pendant la 1ère Guerre Mondiale, reconstruit avec son beffroi, haut de 35 m, et fut classé en 1938. Quant à la Tour St. Laurent (Duvetorre), c'est tout ce qu'il reste d'une église du XIVe siècle, transformée en château-fort, servit de tour d'observation et réduite au tiers de sa hauteur originelle lors des bombardements. Le monument au roi Albert 1er fut conçu en 1938 en forme de rotonde de 30 m de diamètre, avec sa statue équestre en son centre. Le Mémorial de l'Yser inauguré en 1930 représente une femme debout sur une haute colonne qui se détourne de l'envahisseur allemand en tenant la couronne de Belgique. Le monument est cantonné de quatre figures de soldats: un aveugle, un blessé, un malade et un valide qui symbolisent la résistance à l'ennemi.

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                                       Un peu plus loin, à Oostduinkerke, se pratique encore la pêche de crevettes à cheval qui est le seul endroit au monde. Le pêcheur, habillé d'un ciré jaune, botté de cuissardes en caoutchouc, est assis sur le dos de son cheval qui, dans l'eau jusqu'au poitrail, traîne derrière lui le lourd chalut. Notre dernier séjour à la mer eut lieu le 22 août 1994 à Blankenberghe par le train. C'est une des stations balnéaires les plus fréquentées et les plus populaires de Belgique située entre Zeebruges et Le Coq. Surnommée Bruxelles-sur-Mer, elle abrite une multitude d'attractions familiales, une belle plage, un grand nombre de commerces et son atmosphère y est festive.

 

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                                         Moi et ma femme, accompagnés de Marie-Myriam, sa filleule, et ma belle-mère, nous sommes allé visités le parc Paradisio à Cambron-Casteau (Brugelette) près de Mons le 25 mai 1994 qui venait d'être inauguré le 11. Bâti sur le domaine de l'ancienne abbaye cistercienne laissée à l'abandon, c'est un jardin ornithologique abritant des oiseaux du monde entier dans d'imposantes volières. L'entrée se fait par un magnifique porche au-dessus duquel veille une vierge bienveillante. Nous commençons la visite par la grande volière cathédrale, haute de 15 m, large de 30 m et longue de 100 m, soit 3000 m² au sol. Ses habitants s'organisent aisément, puisque chacun dispose de son étage privatif. Les uns habitent l'extrémité des hautes branches, d'autres vivent aux niveaux intermédiaires, les derniers vaquent aux pieds des arbres ou dans les buissons. Chaque sorte possède ses habitudes particulières (hormis quelques squatters comme les coucous) et qu'il existe deux grandes catégories d'oiseaux: les nidicoles et les nidifuges. La première partie de la volière est densément végétalisée, suivie d'une zone de vol libre. Ensuite nous entrons dans une volière consacrée aux zones sèches et désertiques avec de nombreuses tortues, tamarins, suricates, pintades, perruches, colombes, etc. Son sol est de sable agrémenté de quelques rochers et de plantes grasses. La volière suivante est consacrée aux forêts tropicales humides avec différentes espèces en liberté au milieu des lianes. Le sentier de visite s'engouffre dans une forêt de bambous suivie d'une zone de prairie dégagée, d'une zone de forêt densément plantée, d'un ruisseau et d'une marre. À l'extérieur des volières, d'autres oiseaux sont en liberté totale, tels que les flamants roses, cigognes, canards et même quelques rapaces. Ceci n'est qu'un aperçu car la variété étant si grande qu'il serait trop long pour les décrire tous. Ce parc s'est depuis fort agrandi et changea de nom en Pairi Daiza en 2010.

 

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                      F.J-L : novembre 2013

 

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