Pages A4 - 18 à 21. 

2. Le temps passé et son histoire.

 

 

 

2.1- Préambule.

 

 

  

                                       L' orthographe de notre nom de famille a beaucoup varié sans doute d’après l’interprétation du prêtre qui remplissait les registres paroissiaux et suivant la prononciation du déclarant qui bien souvent était ignorant. Ces registres commencent vers 1550 pour certaines paroisses, et au plus tard en 1610 jusqu’au 17 juin 1796 à l’instauration de l’Etat Civil par Napoléon. Cependant, ils comportent très peu de renseignements quand ils sont lisibles. Avant, il n’y avait que des actes notariés pour ceux qui en avaient les moyens. Ainsi, il est fort malaisé de trouver un lien avec la famille FIENNES qui créa un village du même nom dans le boulonnais en France vers l’an 1000. (Voir généalogie à l'adresse web: http://fiems-lesire-fr.nexgate.ch/web_fichiers/defiennes/index.htm)

                                       Quelques grands moments de l’histoire. 

                                       Il faut savoir que l’Artois, les Flandres et la Picardie faisaient partie de l’Etat Bourguignon avec les Pays-Bas et la Belgique sous Charles Quint jusqu’au 4 novembre 1549 pour devenir les XVII provinces. En 1579, les dix provinces du sud devinrent les Pays-Bas méridionaux. Entre 1598 et 1621, il y a eu une semi indépendance avec les archiducs Albert d’Autriche et Isabelle d’Espagne, pour devenir espagnol sous le roi Philippe IV d’Espagne jusqu’en 1664. Les régions du boulonnais (sauf Calais), Fiennes, Dunkerque, Béthune, Saint-Paul, Aras, Bapaume et Le Quesnoy furent cédés à la France en 1648.  De 1665 à 1700, ce fut Charles II qui devint le roi d’Espagne. Le traité d’Aix la Chapelle de 1668 rattacha les régions de Lille et d’Hondschoote à la France. Ensuite ce fut les régions de Cassel, Saint-Omer, Hazebrouck, Aire, Valenciennes, Cambrai et Maubeuge par le traité de Nimègue de 1678 et puis Givet par le traité de Lille en 1699.

 

De 1700 à 1715, nous passions sous le régime français sous le roi Louis XIV.

De  1716 à 1746, nous devenions autrichiens sous l’empereur Charles VI d’Autriche.

De 1746 à 1748, nous redevenions français sous le roi Louis XV.

De 1748 à 1790, de nouveau autrichiens sous l’empereur Joseph II.

En 1790, devenus l’Etat Belgique Unis.

De 1791 à 1794, retour au régime autrichiens sous l’empereur François II.

De 1795 à 1814, régime français sous Napoléon Ier Bonaparte, devenu empereur en 1804.

De 1815 à 1830, sous le régime hollandais avec le roi Guillaume Ier de Nassau.

 

Petit résumé de l'histoire de Sclayn. 

                                       La découverte, en 1993, des restes d'un enfant néandertalien, qui avait entre 10 et 12 ans, montre que la grotte "Scladina" située au Fond des Vaux était occupée, il y a 127.000 ans. Quant à la bourgade, elle aurait été fondée plusieurs siècles avant J-C. par Sicelius, l'un des prêtres de Neptune (dieu romain) dont le temple était jadis élevé sur la colline du confluent à Namur et portait le nom de Scladinium. En langue romane devint Esclayn de Esclata, en latin, qui veut dire: terre défrichée par le feu. Du berceau gallo-romain, des sarcophages d'un bloc de pierre blanche, oolitique, furent découvert lors de travaux d'égouttage le 22 juillet 1934. Dans le sous-sol de la place communale fut mis à jour de la vaisselle, peignes, épingles, perles et également des tombes chrétiennes d'allure Franque de l'époque carolingienne qui dateraient du 5e siècle et des murs du 11e siècle des mérovingiens.

                                       En 1106, l'empereur Henri IV y fonda un chapitre, avec un prévôt et huit chanoines, qui fut dissous le 31 décembre 1797. Une collégiale Notre-Dame y fut bâtie en style roman qui fut consacrée à St. Félix de Nolle, mais un incendie le ravagea en 1185. Le 12 juin 1268, Guillaume, chanoine de Sclayn, fit un legs à l'église de Bonneville. Vers 1350, le comte Albert III de Namur avait donné à messire Thibau Smal les biens de Godfrin de Bonneville et les cens de Sclayn et de Strud. Sur les pierres tombales en marbre noir poli de l'église paroissiale qui était sous l'ancien régime une collégiale, nous découvrons qu'Antoine d'Eve, capitaine, trépassa le 11 juin 1555; que Louÿs d'Eve, seigneur, mourut comme lieutenant le 5 septembre 1558; que mademoiselle Katherine de Hun, dame de Beaussart décéda le 11 juin 1559; qu'Henri d'Eve, capitaine et seigneur, trépassa le 11 mars 1560; que le chanoine Joannes mourut en 1596 et que François Dupon, prévôt pendant 35 ans, décéda le 9 mars 1599.   

   

1605 L'église, la collégiale & l'hôpital   -  1689 Le château ferme de Bonneville

                                       Jacques Zualart acquiert des biens à Bonneville et la ferme de Jandren en 1617. Philippe IV, roi d'Espagne, décide en 1626 de vendre, par besoin d'argent, soit à titre définitif, soit à titre temporaire par engagère au profit de riche propriétaires fonciers qui devenaient ainsi seigneur. La seigneurie de Sclayn s'étendait sur Bonneville, Sclaigneaux (et Gevrinne), Sclermont, Maizeroulle et Strud. Elle fut engagée par patentes le 13 décembre 1637, pour 6.100 florins à Jacques Zualart, chairier de S.M. à Namur, bourgmestre de Namur de 1611 à 1614 et de 1625 à 1628. Il fut anoblit en 1640 et il décéda le 4 novembre 1654. La famille Zualart occupait l'actuel presbytère de Sclayn, puis le château de Bonneville. Succède son fils Jean, capitaine d'infanterie, de 1654 à 1657. Son frère, Tilman, relève la seigneurie le 18 février 1657. Criblé de dettes, la seigneurie fut saisie le 26 novembre 1692 après son décès par Jean Hubert de Tignée, né à Liège le 31 janvier 1650 et décéda à Bonneville le 6 octobre 1724. La tour du clocher sur l'ancienne collégiale de Sclayn fut construite en 1723. Par jugement du 20 octobre 1726, la seigneurie revint à son fils, Pierre Hubert de Tignée. Il la céda le 8 avril 1738 à son beau-frère Jérôme Paul de Jaminet, seigneur de Neuville sous Huy, qui avait épousé le 7 mai 1726, Elisabeth Lambertine de Tignée, fille de Jean Hubert. Il se rendait souvent à Namur en "barque exprès" tirée par des chevaux galopants le long du chemin de halage. Il décéda le 16 février 1771. Les biens revinrent à son fils Jérôme Paul de Jaminet qui naquit le 26 septembre 1735 et épousa sa cousine, Marie Philippine Reul. Les biens ont étés spoliés lors de l'occupation française en octobre 1795 et adjugés au citoyen François Lomba pour 21.000 Francs. Le 20 février 1799, il racheta l'église romane de Bonneville. L'église paroissiale St. Maurice, saint martyre de la légion thébaine, était située un peu plus haut que la collégiale mais fut démolie le 5 juin 1813 sauf le chœur qui fut aménagée en calvaire. La collégiale devint alors l'église paroissiale sous le nom de St. Maurice. En 1865 fut construite la chapelle St. Roch derrière l'église juste en face de l'ancien cimetière, suite à une épidémie de peste. En 1903, Bonneville fut séparée de Sclayn et le 1er janvier 1977, la fusion des communes rassemblait Andenne, Bonneville, Coutisse, Landenne, Maizeret, Namèche, Seilles, Sclayn, Thon-Samson et Vezin.                                  

Analysons notre généalogie (Fiems 1). 

                                       Nous ne pouvons remonter sans certitude à Nicolaus FIENNE qui serait né vers 1540 dans le sud des Flandres de l'Etat Bourguignon à l'époque et marié à Maria Bontemps. Ils ont eu 4 enfants, dont Matthius qui serait né vers 1579 où la Flandre faisait partie des Pays-Bas Méridionaux et qui aurait eu 4 enfants également dont Joannes FIENES, mais jusqu’à présent, il n’a pas été possible de localiser le lieu de naissance. Marié à Magrita Frilueas, ils eurent au moins 4 enfants nés à Halluin, dont Michaelus. Ce dernier est né le 4 juin 1640 dans la partie de la Flandre devenue espagnole. Il épousa Catharina Herbauts le 3 décembre 1669 à Menin qui fut rattaché à la France en 1668 et eurent 6 enfants dont Jacobus, à Menin, où le nom de famille FIENS devient FIEUS. Jacobus, né le 19 avril 1679, se maria avec Emerentia le Clair et eurent 4 enfants nés à Halluin dont Antonius Franciscus, né le 31 mai 1708. Il était artisan blanchisseur, s’était marié vers 1738 à Albertina Rosalia Quiveille et eurent 9 enfants nés à Halluin dont Josephus Antonius. Ce dernier est né le 1er octobre 1747, s’est marié à Menin (qui fut rattaché aux Pays-Bas Méridionaux en 1713) avec Maria Joanna Rosa Meulders le 23 juin 1771 et eurent 8 enfants, dont Petrus Joannes. Pierre Jean, né à Menin le 30 juillet 1774 s’est tout d’abord marié avec Coleta de Craene à Zaffelaere le 28 septembre 1814 mais n’eurent pas d’enfants. Il s’est remarié avec Coleta Everaert le 22 octobre 1816 à Zaffelaere et eurent 5 enfants nés à Zaffelaere avec l’orthographe FEEMS, dont Carolus Ludovicus. Charles Louis né le 24 octobre 1826 se maria avec Monica Vervaet en 1857 et eurent 4 enfants nés à Zaffelaere mais sans descendance. Ensuite, il se remaria vers 1866 avec Blondina Dauwe, eurent également 4 enfants dont Richardus et décéda entre 1875 et 1877. Blondina se remaria, eut une fille et décéda à Gand le 14 avril 1917. Des frères de notre grand-père, nous ne savons rien, ni s’il y avait des enfants car personnes n’en a parlé. D’après les archives, Camille était né à Moerbeke près de Gand, était marié, eut 2 enfants morts jeunes et décéda à Gand le 1er décembre 1927 à 58 ans, et Prosper était né à Oostakker près de Gand, eut un fils mort jeune, veuf, décéda en 1955 à 85 ans.

                                       Notre grand-père paternel, Richard FIEMS, est né à Gand le 6 mars 1875, s’est marié à Gand, le 27 mai 1903, avec Juliana Lippens, petite-fille de ministre, était peintre en bâtiment et eut un seul fils, Emile Juliette, né à Gand le 2 novembre 1903. Juliana décéda peu de temps après, le 15 mars 1904 à Gand à l’âge de trente ans. Richard, devenu veuf, ne s’en remettait pas et trainait de café en café à boire plus que de raison et allait de femme en femme, deux ans plus tard abandonna même son fils dans les rues de Gand et parti pour Haine-Saint-Paul. Quant à Emile, notre père, il passa de mains en mains pour atterrir en fin de parcours à La Hestre, il fit des études de charbonnier, diplômé devint porion et en 1925, il a connu notre maman, Madeleine Léa Emilia Heureux.

  

Marie-Thérèse Desanthoine & Vital Duvivier (père) - Richard Fiems - Arthur Heureux - Charles Louis Degroodt

                                       Madeleine est née le 14 mars 1906 à Carnières, fille de Charles Arthur HEUREUX et de Maria Léa DUVIVIER (voir ces deux généalogies). Maria Léa devenue folle décéda à l’asile de Saint-Servais en 1917.  Charles dit Arthur se remaria avec Bertha Degroodt. Il était menuisier dans une mine et fut tué par un coup de grisou à Carnières le 4 mars 1927. Il avait quatre enfants, outre notre mère, il y avait Elisabeth (1908 - 1979) qui épousa en 1930 Jean-Baptiste VI GAILLIEZ (1905 - 1969, tailleur d'habit puis horticulteur), Aline (1909 - 1982) qui épousa en 1931 Germain SMAL (1902 - 1968), Richard (1913 - 1999, modeleur) qui épousa en 1935 Emilie Alexandre (1913 - 1988) et en secondes noces, Rose née en 1920, coiffeuse, qui épousa Arthur Minette (1912 - 1983). Maman suivit des cours de comptabilité commerciale, fut diplômée. Elle eut son  premier enfant à Morlanwelz le 11 septembre 1925 à 3 heures du matin et l’appela Léa Elisabeth Madeleine (N°1), mais décéda le 8 février 1926 à 5 heures du soir.

                                       Nos parents se marièrent à Morlanwelz le 12 juin 1926 en présence de Richard Fiems, Charles Arthur Heureux, des témoins : Arthur Haine (époux de Marie Duvivier, sœur de Léa Duvivier) et Vital Duvivier (père de Marie et Léa) notre arrière-grand-père qui eut avec Marie-Thérèse Desanthoine, 13 enfants. Peu après, papa dut faire son service militaire comme soldat au camp Béverloo au 1er chasseur à pied, 3e bataillon, 11e compagnie, matricule 125/42123. Il mesurait 1m61 et pesait 59 kg. Le 14 mars 1927 à 22 heures naquit Léa Elisabeth Emilie (N°2), baptisée le 28 mars, son parrain est son grand-oncle Arthur Haine et sa marraine est sa tante Elisabeth Heureux. Le 16 août 1927 eut lieu la vente publique de la maison des grand parents maternels à nos parents pour 24.500 francs belges (ce qui correspondrait à environ 30.000 Euros en 2001 et fut revendue 32.632 francs belges le 20 mars 1946 soit presque la moitié de sa valeur, vu la dévaluation suite à la guerre). Elle était située au 61, rue Royale à Carnières, cadastré section A numéro 396x4, d’une contenance de 3 ares 90 centiares avec caves, deux pièces au rez-de-chaussée, en annexe : cuisine vitrée et atelier, trois pièces à l’étage et grenier, dépendance, citerne, puits et terrain. Le 1er mars 1928 à 18 heures est sorti du sein de maman, dans la maison familiale, un garçon sans vie (N°3). Toutes les naissances suivantes ont eu lieu à Carnières. Le 13 juin 1929 à 22 heures est né Emile Antoine Léopold (N°4) (ou Emile fils), baptisé le 7 juillet, son parrain est son grand-oncle Emile Duvivier et son épouse Hortense Roos, sa marraine. Le 11 mai 1931 à 15 heures, ce fut le tour de Madeleine Andréa Emilia (N°5) qui fut baptisée le 25 mai, son parrain est Vital Desanthoine (frère de Marie-Thérèse) et sa marraine Cornélie Pelet (une voisine). Ensuite, le 30 octobre 1933 à 6 heures naquit Richard Valère Germain (N°6), baptisé le 26 novembre ayant pour parrain Emile Meurant et pour marraine Gabrielle Dufourny. (Voir la généalogie à l'adresse web:

http://fiems-lesire-fr.nexgate.ch/web_fichiers/famfiems1/index.htm)                                     F.J-L - août 2009

 

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