Pages A4 – 240 à 248.  

 

8. 2- Chez Coditel pendant 24 ans.

  

 

 

 

 

 

Coditel Namur Coditel raccordement Coditel logo Coditel

                                         Faisant suite à une demande d'embauche parue dans le journal "Vers l'Avenir", je me suis présenté début décembre 1973 à la SA Coditel à Namur, situé alors à la place Maurice Servais, car la société AEG-Téléfunken qui m'employait, allait se délocaliser à Vilvorde en région flamande. Je fus reçu par le chef de service, Jacques Degives, qui me fit passer quelques tests. Le surlendemain, j'eu un entretien avec le directeur de Liège, Marc Debauve. N'étant pas sans emploi, j'eu quelques exigences comme garder le même salaire et d'être engagé directement comme employé, ce qui n'était pas de coutume comme le faisait remarquer le chef de service à son patron. Ayant un besoin urgent de personnel et mon préavis, comme ouvrier, n'était que de huit jours, je reçu rapidement une réponse positive. Le 31 décembre, je fus mis en congé définitif de l'armée de réserve par le Cdt. R. Smal du centre mob. de Liège. Je fus engagé le 3 janvier 1974, chez Coditel, comme planificateur spécialisé. Habitant pas très loin de la gare de Floreffe, cela me rendait le déplacement facile par le chemin de fer. Mon travail consistait principalement à faire les études de réseaux, c'est-à-dire établir la disposition des amplificateurs, dérivateurs, coupleurs, alimentations électriques, types de câble coaxiaux en fonction de leurs diverses caractéristiques et de la configuration des lieux (rues et bâtiments). Effectuer les repérages sur place pour déterminer l'itinéraire qu'empruntera le câble, l'emplacement des équipements, en fonction des autorisations de passage accordées et des supports disponibles de la société d'électricité, Esmalux. Après avoir effectué les calculs (pertes, dégradations, niveaux des amplis, longueurs des câbles), reporter les résultats sur des plans cadastraux au 1/1000e et dans des synoptiques. Dessiner le réseau sur calques et transmettre une copie des tirages de plans au service de construction pour la réalisation. Ensuite, contrôler la bonne exécution, les problèmes éventuellement rencontrer et effectuer certaines corrections. Puis constituer des fardes de plans pour les techniciens afin qu'ils puissent dépanner les clients.

1974B Champion 100m 1974A Champion 100m 

Antennes sur maison Antennes TV

Suppression des antennes sur le toit avec la télédistribution.

 

                                         Ce fut à Namur que s'est réalisé le premier réseau de télédistribution de l'Europe continentale entre 1961 et 1963, avec des amplificateurs à tubes électroniques "Teleng" dans les communes de Beez, Bouge, Champion, Jambes, Namur et Saint-Servais qui relayaient six programmes de télévision en noir et blanc. Le nom de CODITEL vient de la contraction de CO_mpagnie de DI_stribution de la TEL_élévision. Les raisons avancées pour justifier la mise en service du premier réseau de télévision par câble sont d'ordre technique: une ville comme Namur, située dans la vallée de la Meuse, captait mal les ondes hertziennes sans le secours d'antennes individuelles assez coûteuses. La localisation géographique de la Belgique permet une réception de signaux issus d'émetteurs étrangers qui entourent notre petit pays. Un nouveau pylône de captation sur les hauteurs de Champion de 100 mètres a remplacé l'ancien de 40 mètres en 1971. À mon arrivée, la modernisation avait été entamée dans quelques rues de Champion et de Beez, ainsi que la ligne mère vers la citadelle de Namur, avec des amplificateurs à transistors "Lindsay", le passage à 300 MHz et à 11 programmes en couleur PAL. Cependant, cela piétinait depuis juin 1973 et j'ai donc été mis dans le bain directement. J'étais également confronté aux mentalités des anciens à qui je donnais des ordres de travail alors que j'étais le dernier venu. Il fallut un certain temps pour être accepté et de faire mes preuves que je pouvais pleinement assumer cette tâche incontournable et primordiale pour la société. Cette modernisation se termina le 9 avril 1976 avec le remplacement des 836 amplificateurs à tubes par 560 à transistors et passèrent de 15.000 à 18.000 abonnés.

 

 

Commune couverte par Coditel Namur                       Captation satellite                    Synoptique réseaux Grand Namur

 

                                      Le Président du Conseil d'Administration du groupe à Bruxelles est alors Philippe Bodson, l'Administrateur-délégué Paul-Henri Denuit, un Administrateur Willy Van der Veken, le Directeur d'entreprise (Jambes) Amand Attar, le Directeur des siège Namur-Liège-Verviers Marc Debauve avec: le sous-directeur William Delvoye, l'attaché de direction Mathieu Beaumans, le secrétaire de direction Jean-Pierre Etienne, le chef de service (Jambes) André Dubuisson, et pour Namur: le chef de service technique Jacques Degives, le chef de service administratif Josée Denys-Cheppe, le chef de service adjoint Jean-Roland Jaumoule, le chef des travaux Zéphirin Nieus, les employés de Namur (y compris ceux de Jambes): Jacques Blareau, Constant Botilde, Sony Evrard, J-L. Fiems, Jeanina Fraulini, Simone Gouttière, Ludovic Levin, Jean-Luc Massart, Philippe Minet, André Mirguet, Elisabeth Misson, Philippe Monet, Luc Oost, Bernard Praile, Thierry Rase, Roger Vermeren, Roger Warzée et comme ouvrier: Jean-Marie Carly, Jean-Louis Dessaintes, Jean Fievet, Oscar Gubin, Fabrice Hernu, Thierry Massaux, André Mercy, Vincent Piette,  Jean-Claude Reynaert.

 

                                         Le lundi 27 mai 1974, je fus invité à participer à la formation technique sur les transcodeurs Secam / Pal à la société Matra à Bruxelles, ainsi que le lendemain. Le mercredi, je me suis présenté chez Solvay à Jemeppe sur Sambre à la recherche d'un emploi mieux rémunéré mais dont le travail se fait par pose et l'une des questions était la composition de l'air. Malheureusement, ma candidature ne fut pas retenue. Pour justifier mon absence, j'avais pu obtenir un certificat médical. Alors le jeudi, je retournais chez Matra pour la suite du cours mais les autres membres de Coditel n'y étaient plus. En fait, le directeur technique, Monsieur Villé, avait décidé de poursuivre à notre siège de la rue des Deux Eglises. Un télégramme me fut envoyé pour m'en informé et je les rejoignis le lendemain. Au 1er janvier 1976, l'ensemble du réseau de télédistribution desservie dans les six communes par Coditel Namur fut cédé à l'intercommunale Inatel qui avait été créée le 22-05- 1973 pour 30 ans. D'avril à décembre furent entrepris quelques extensions dans les lotissements (en souterrain), buildings et instituts, soit quelques 800 nouveaux ménages ou clients potentiels.

                                         Il arrivait que lors de la pose de gaine dans les tranchées ouvertes des lotissements, les ouvriers regardaient notre chef de service au fond du trou. Cela les faisaient rire, surtout quand quelqu'un demandait à parler au responsable du chantier, ils répondaient: "Il est là, dans la tranchée". À d'autres moments, il fouillait les poubelles des environs. D'ailleurs chez lui, il y avait un bric à braque indescriptible. Il a même ancré le toit de sa maison avec un gros câble de télédistribution pour ne pas qu'il s'envole, disait-il ! Notre chef de service aimait faire toute sorte de travaux avec sa technique particulière, comme peindre des armoires métalliques au pistolet mais dont on pouvait encore voir l'emplacement après avec les traces de peinture laissées au sol, sur les murs ou sur les buissons. Il avait fait une formation d'ingénieur, aussi il pratiquait certaines expériences qui foiraient bien souvent. Notamment, pour protéger les échelles en bois, il avait dissous du polystyrène avec de l'acétone pour l'appliquer au pinceau qui d'après lui était ininflammable. Pour le prouver, il alluma une allumette qu'il jeta dans le seau en plastique, contenant sa mixture, qui s'enflamma aussitôt. Il empoignât aussitôt un sac de jute qui se trouvait à proximité, ce qui permit d'étouffer le feu, mais le seau était fortement déformé. Après quelques semaines, ce vernis expérimental se pelait et devenait inefficace. Cependant pour l'enlever, ce n'était pas une mince affaire ... Une autre fois, le treuil situé à 100 mètres sur la plateforme du pylône de captation de Champion grinçait. Alors, il décréta que la graisse n'était pas une bonne solution. Il enduisit le mécanisme avec de l'huile. Comme à cette hauteur, le vent est plus intense, il en était barbouillé et dû aller se changer avant de recevoir le directeur de Liège. Il était un peu gamin, ainsi lors d'une forte pluie et qu'il était au volant, il disait: "Avec les R4, on passe partout". Il s'élançait dans une grande flaque d'eau et avait plaisir à voir les grandes gerbes d'eau. Heureusement, il n'y avait personne dans la rue, mais le moteur ralentissait et s'arrêta. Ensuite, il n'y avait plus moyen de faire  redémarrer le moteur qu'il fallut faire appel à un autre véhicule pour le tracter jusqu'au garage. Quelquefois, il sautait d'une camionnette en marche. Parfois, on le retrouvait dans le fossé et une fois, il eut le bras cassé. Quand il venait manger au réfectoire avec nous, cela ne se passait pas inaperçu avec le bruit qu'il émettait en mangeant. Tout le monde le fuyait car il était un peu gauche et que l'on voulait éviter d'être asperger. Lors de travaux exceptionnels de nuit, il démontait une lampe balise clignotante orange pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur, mais à coup sûr, la lampe ne fonctionnait plus après. Au planning, je devais cacher les originaux et faire beaucoup de copies parce qu'il égarait tout. Il était un peu casse-cou, aussi on le laissait faire dans son coin toutes ses initiatives qui pouvaient mal tourné dont on pourrait raconter pas mal d'anecdotes mais dont je ne me souviens plus ...

                                         Je participais aux réunions de chantier avec le promoteur, l'architecte, les responsables des divers corps de métier et des divers impétrants (eau, gaz, électricité, téléphone) ainsi que notre chef des travaux. Je recevais les plans qui allaient me permettre de faire l'étude du réseau de télédistribution à mettre en place en fonction des emplacements et des gaines techniques qui nous étaient alloués. Je devais aussi répondre à toutes les demandes de plans de nos installations, ainsi que de repérer les traversées de voirie souterraines susceptibles de nous intéresser dans lesquels nous allions déposer des gaines d'attente. Lors de démolition d'immeubles, je devais prévoir une solution alternative pendant les travaux. Le 1er janvier 1977, ce fut la fusion des communes belges qui les ramenaient de 2.349 à 596. Cette fusion ayant pour but essentiellement de mettre fin à la situation financière catastrophique de certaines communes en les alliant avec d'autres plus riches et permettre un allégement des charges ainsi que des économies sur le personnel.

                                         Le 3 avril 1978, lors d'une réunion du personnel de Coditel Namur, je fus élu délégué syndical, représentant le Setca et le restait jusqu'au 9 décembre 1982, où je me suis retiré. Du 2 au 16 mars 1979, ce fut la première grève au siège de Jambes, située rue Lamquet, avec le soutien du permanent du Setca Namur, Jacques Hardy, vu la non-application des règles de sécurité énoncés par le règlement de travail et confirmée par l'inspecteur du travail en l'occurrence le travail à deux pour le service de garde et dans les zones rurales. De la sorte, nous nous sommes retrouvés à une vingtaine dans le bureau du directeur, Amand Attar. Jacques Hardy avait décroché le téléphone, il avait exposé avec insistance les griefs du personnel et l'avait finalement persuadé d'accepter les revendications qui étaient d'application dans les autres sièges avec photos à l'appui. En avril, lors des élections sociales au siège de Liège, je fus également élu délégué au Conseil d'Entreprise. Pour se rendre à ce scrutin, tout le personnel de Namur et de Jambes y fut emmené en car. Les réunions se déroulaient une fois par mois à Liège. Pour le déplacement, une camionnette de la société m'était confiée et servait également au réapprovisionnement en matériel de télédistribution au magasin central. J'étais souvent accompagné de Madame Denys qui faisait aussi partie du Conseil d'Entreprise mais du côté patronal. Quand les réunions se terminaient tard, nous passions dans le restoroute sur le chemin du retour. Parfois, c'était avec Jacques Degives mais je ne le laissais pas prendre le volant car il roulait comme une puce sur l'autoroute en zigzagant comme s'il s'endormait, de quoi ne pas être rassuré. Je fis 3 mandats de quatre ans et je ne me suis pas représenté lors des élections d'avril 1992.

                                         Le 4 septembre 1979, il y eut un arrêt de travail de deux heures par solidarité aux collègues des autres sièges. C'est finalement, le 26 septembre que fut signé un préaccord à Liège vers une heure du matin avec le conciliateur social, R. Delor. Cela portait sur l'application de l'accord du 5-10-1978, l'information et les avis sur les vacances d'emplois ou promotion. Le 5 février 1980, les activités de Coditel Jambes furent transférées à Coditel Namur. En avril, au siège du concessionnaire principal d'électricité, à Auvelais, fut concrétisé un accord sur la gestion technique des réseaux de télédistribution du Grand Namur (soit 25 communes), plus sept en périphérie, par Coditel. Nous bénéficions également d'un équipement de radio sur la fréquence d'Unerg et une collaboration entre nos services. Le 10 juin fut instauré l'horaire décalé entre 8 et 18 h pour le personnel. Des négociations sociales aboutirent aussi à une nouvelle convention, le 10 juillet, avec la création d'un fond social (assurance hospitalisation), une augmentation uniforme de 1.000 francs par mois et la création d'un fond syndical.

                                         Le 9 octobre 1980, suite à la mise à pied de deux employés qui avaient suivi scrupuleusement le nouveau règlement de travail, une grève fut déclarée pour les sièges de Wallonie (Namur, Liège et Verviers). Aussitôt, la direction fit appel aux services de la société "Securitas" pour garder les installations aux divers sites d'antennes (pylônes) soit une milice privée au service du patronat. Dans un premier temps, nous bloquions les centraux téléphoniques. Notre chef de service arriva furieux enlevé le téléphone mais dans sa fuite, il laissait courir derrière lui le câble. C'était tentant, je mis mon pied dessus, celui-ci se rompis et je gardais la fiche. Aussitôt alerté, le permanent syndical nous apporta un autre téléphone qui fut bien gardé. Face à l'escalade, dans tous les sièges, nous devions réagir et après une réunion à la FGTB, nous avions programmés diverses pannes sur des axes principaux sans détérioré le matériel pour 19 heures quasi simultanément, soit à l'heure la plus regardée, celui du journal télévisé. D'autres parts, les autres agents et les membres de nos familles firent de nombreux faux appels téléphoniques afin de perturber au maximum le service de garde qui avait été remplacé par le personnel de cadre. Ils travaillèrent toute la nuit sans toutefois pouvoir remédier à toutes les avaries peu conventionnelles provoquées, qui durèrent plusieurs jours. Bien entendu, des mécontentements fusaient de toutes parts, aussi bien de la clientèle que de responsables politiques et de nombreux articles parurent dans la presse, dont certains nous émanaient. Sous une telle pression, un accord intervint finalement auprès du conciliateur social du ministère du travail à Bruxelles le 27 octobre, principalement, sur base de la mise en place de la convention du 10 juillet.

                                         D'août 1981 à février 1985, il a été procédé à la modification des lignes mères en remplaçant le matériel ACEC et EMI par du "Lindsay" sur les réseaux d'Unerg successivement dans: Belgrade, Suarlée, Wépion, Malonne, Floreffe, Flawinne, Lustin, Profondeville, Wierde, Marche les Dames,Floriffoux, Dave et Temploux. Ayant un surcroit de travail dans les mises à jour des plans et pour réactualisé les fonds de plans des voiries avec les habitations, je reçu l'aide d'André Dubuisson qui fut détaché de Bruxelles où il était chef de service, mais pour ce travail de recopiage, il dépendait de moi. Je pouvais ainsi mieux me consacrer aux différentes études et devis (raccordements spéciaux, extensions à charge des communes ou dégâts importants). Il y eut bien sûr une tentative d'inversion de tâches à l'initiative de notre chef de service, Jacques Degives. Evidemment, je ne me suis pas laisser faire et j'avais aussitôt contacté le directeur de Liège, Marc Debauve, qui ne pouvait pas revenir sur sa parole donnée. Avec mon épouse, nous furent conviés à voir une pièce de théâtre au "Forum" de Salzinnes, le 28 janvier 1984, intitulé: "Piège pour un homme seul" où l'un de mes collègues de travail, Bernard Praile, y jouait le rôle d'un curé. Le 15 janvier 1985, nous apprenions avec surprise que notre collègue, Alain Lambert âgé de 30 ans, avait succombé à une crise cardiaque chez lui à Saint-Servais, rue Florent Dethier. En 1985, il y eut la pose d'un super-trunk entre les sites d'antennes d'Arbre et de Purnode ainsi que la pose de fibre optique en aérien entre les sites Hanzinelle - Vodecée et Champion - Perwez en Brabant.

Mediacom Liège

                                         Le 5 novembre 1985, je pus visiter au matin le salon Médiacom aux Halles des Foires de Coromeuse à Liège, avec quelques membres de Coditel Liège ainsi que de notre chef de service adjoint, Jean-Roland Jaumoulle, où l'on pouvait découvrir toutes les nouveautés en télévision, vidéo, hi-fi et sur les satellites de télécommunications. Ce salon permet de faire le point sur l'évolution de plus en plus rapide des techniques audio-visuelles, des télécommunications, de l'avènement de nouvelles chaines de télévisions publiques et privées, ainsi que sur l'arrivée de nouveaux médias. De 14 à 17 heures, nous assistions aux colloques sur les techniques et les applications nouvelles des télécommunications tenus notamment par notre directeur, Marc Debauve. Il y avait aussi un exposé du directeur général de Téléburotec sur les perspectives en Belgique et du fondé de pouvoir des câbleries d'Eupen sur les fibres optiques. Le 12 mai 1986 survint le décès d'un autre collègue de travail, Félix Darien âgé de 55 ans, arrivé inopinément chez lui à Jambes, rue Major Mascaux.

                                        Du 26 janvier au 17 avril 1987, je participais à l'étude du câblage des 13e, 14e et 15e arrondissements de Paris dans les bureaux d'études de notre société à Bruxelles. Il s'agissait d'un réseau hybride de câble coaxiaux et de fibres optiques à 862 MHz. Je pus aussi effectuer quelques relevés à Paris en compagnie d'André Dubuisson et d'André Mairesse du 2 au 6 mars pour la société Portenseigne. Le 4 en soirée, je fis un saut avec le RER jusqu'à Antony chez ma sœur Yvonne. Le 21 avril, je fus rappelé à Namur car il avait été décidé en haut lieu de mon changement d'affectation au service administratif qui était en pleine restructuration et modernisation par l'arrivée du système informatique. J'étais principalement chargé de résoudre les divers problèmes avec le responsable du programme chez IBM à Diegem, de veiller à éviter les doublons ainsi que les encodages erronés, de même avec le matériel et les divers formats de documents (fiches, listing). Lors des jours d'affluence, je secondais l'hôtesse d'accueil, Elisabeth Misson, en procédant à l'encaissement et les diverses demandes (raccordements, mise en service, déconnexion et dépannages). Les échéances se faisant tous les 15 du mois, de fortes sommes d'argent entraient en caisse. Aussi, principalement entre le 15 et le 20, j'étais chargé d'allé porter l'argent et les chèques à la Banque Bruxelles Lambert ainsi qu'à la Générale de Banque en récupérant au passage les extraits de compte.

 

            .

                                         Le 20 mai 1987 survint un accord entre la direction et le personnel auquel j'avais âprement négociés. Cela consistait en une prime unique de 3.000 francs au 15-06-1987, une autre de 10.000 francs au 15-01-1988 et la prime syndicale était portée à 2.000 francs par an par agent. Le 10 juin, je me rendis à "Communication Village" aux Halles des Foires de Coromeuse à Liège. Là, on entrait comme dans un village qui par sa configuration même, par l'agencement de ses maisons, toutes reliées entre elles, privilégie les réseaux et illustre le rôle des communications dans l'environnement humain de demain. Un village où l'on souhaite que l'agora électronique et l'antique discussion du forum fassent bon ménage pour le plus grand bien de la communication. Le parcours initiatique met le visiteur en condition, le plonge dans l'univers médiatique, crée l'émotion, attise la curiosité au fur et à mesure de la progression en franchissant les différents espaces des maisons qui la compose. Notre société y a effectué le câblage entre tous les téléviseurs. À 17 heures, j'assistais à la conférence sur les "Télécommunications en Wallonie" donnée par Melchior Wathelet, Ministre Président de la Région Wallonne. Le 26 février 1988, je me rendis au salon "Microtex" au Centre Rogier à Bruxelles, axé sur l'informatique (programmes, matériel), les photocopieurs et télécopieurs. Je m'intéressais en particulier aux traceurs de plans informatisés.

                                         Le 26 mai 1988, je me rendis à Ostende à la réunion des délégations intersiège en vue de l'harmonisation des statuts. Par la suite, les discussions avec la direction prirent du temps et finalement un préaccord fut conclu le 18 mai 1989. Le 5 juin, il y eut un accord pour harmoniser les barèmes des ouvriers. Pour l'ensemble du personnel, le fond syndical est porté à 4.000 francs par an par agent, le fond social (assurance hospitalisation) est étendu au conjoint et enfants vivants sous le même toit, la prime de garde est portée à 5.500 francs. Le 25 janvier 1990, je reçu à Liège des mains du directeur, la décoration du travail de 2e classe (25 ans). De mai 1991 à décembre 1996 est réalisée la 2e modernisation du réseau du namurois à 450 MHz, durant lequel j'allais aider le service "planning" en plus de mon travail administratif. Les travaux de modernisation se firent successivement dans les communes de: Vedrin, Daussoulx, Saint-Marc, Boninne, Marche les Dames, Suarlée et Temploux. En 1992: Floriffoux, Flawinne, Ligne Mère Coditel Namur, Wépion, Lustin, Profondeville, Yvoir, Houx, Evrehaille et Arbre. En 1993: Annevoie, Rivière, Bioul, Warnant, Haut le Wastia, Anhée, Godinne, Mont et les Lignes Distribution de Champion, Beez,  Bouge, Saint-Servais, Jambes et Namur. En 1994: Malonne, Floreffe, Ohey, Goesnes, Evelette, Haillot, Perwez en Condroz, Jallet, Gesves, Sorée et Florée. En 1995: Haltinne, Faulx les Tombes, Sorinnes la Longue, Maillien, Assesse, Courrière, Dave, Naninne, Sart Bernard, Wierde, Erpent, Mozet et Loyers. En 1996: Lives sur Meuse, Cognelée, Purnode, Crupet, Durnal, Dorinne, Spontin, Lesve, Bois de Villers, Denée et Sosoye. Pendant les congés des collègues, je pouvais les remplacer sans problème, que ce soit au magasin, au laboratoire, à l'antenne, au secrétariat ou à la comptabilité. Cependant, pendant mes congés, personne ne me remplaçait. Bien entendu, je ne participais plus au service de garde. Au 1er janvier 1992, notre siège bénéficia de la gestion technique du réseau de télédistribution d'Unerg rural, soit 35 communes supplémentaires.

                                         Le 1er avril 1992, j'assistais à Bruxelles au siège de la FGTB aux discussions sur les définitions de fonctions. Le 14 avril, un accord intervenu pour les employés d'une augmentation de 2, 5 % en 1992, en 1993 et en 1994, plus une prime de 10 % en décembre. Lors des élections d'avril 1992, je ne me présentais plus pour le mandat de délégué au Conseil d'Entreprise. Vu l'harmonisation acquise entre le personnel des divers siège de Coditel en Belgique, les diverses filiales furent regroupées en une seule société le 29 décembre. Sony Evrard, lors de sa retraite le 11 juin 1993, invita tous le personnel de Namur, dont il était membre, à un souper dans une salle à Jambes. Ma femme et moi assistions, le 27 août 1994, à la soirée organisée lors du mariage de notre collègue, Roger Vermeren, avec Béatrice Dhyne. Le 17 juillet 1995 eut lieu le déménagement du siège de Namur au zoning de Naninne, dans un nouveau et vaste bâtiment au 27 de la rue des Pieds d'Alouette. Cependant, le déplacement en train et bus devenait nettement plus long et nulle en soirée lors de garde. Donc, j'ai dû acquérir une deuxième voiture.

 

Téléwal Lambermont Telewal

 

                                         En 1997 fut entamée la 3e modernisation du réseau de Namur et de Jambes, avec le passage à 600 MHz et l'installation d'un bouclage de la corbeille (centre) en fibre optique avec voie de retour en vue de son utilisation par l'informatique. Au niveau du personnel, une restructuration allait se mettre en place en accord avec les syndicats et ainsi 52 personnes des sièges wallons allaient être mises à la prépension dont j'en fus partie. Le 19 décembre, les futurs prépensionnés de Namur et leurs conjoints furent invités à un souper au Casino Club. Je fus donc prépensionné dans de bonnes conditions, à 54 ans et 11 moins, le 31 décembre après plusieurs séances d'information à Liège. Durant ces 24 années, je n'ai bénéficié d'aucune promotion, bien que mon travail fût fort apprécié de tous. Le 12 juin 1998, je fus invité, avec mon épouse et les collègues de travail, par Sony Evrard pour ses 65 ans, à une soirée festive dont la présence d'un prestidigitateur. Le 2 octobre, je me rendis à Lambermont, 3 rue Jean Koch, nouveau siège de Coditel Liège et Verviers, pour y recevoir la décoration de travail de 1ère classe (30 ans) et la médaille d'or de l'ordre de Léopold II (35 ans) des mains du nouveau directeur, Mathieu Baumans.

                                         Par la suite, le personnel des sièges de Coditel Namur, Liège et Verviers fut repris par la société Telewal, constituée en 1989, dont le directeur général est Damien de Dorlodot et l'opérateur des réseaux de télédistribution à Lambermont est Luc Oost. Cette société est une filiale du groupe Fabricom GTI Infra Sud, lui-même propriété du groupe Suez tout comme la société d'électricité Unerg, devenue Electrabel après fusion. Je fus invité au barbecue, le 18 juin 2004, à Naninne chez Telewal organisé par mes anciens collègues de Coditel ainsi qu'un concours de pétanque. J'avais participé à certains soupers annuels de la société dont celui de Salzinnes (rue du Travail), Saint-Servais (rue Asty-Moulin, Chaussée de Perwez et au Bowling de la Chaussée de Waterloo), Namur (rue Saint-Nicolas et Avenue de la Gare), Jambes (Avenue Materne - Au Jardin d'Italie), Faulx les Tombes, Wierde et Hannut (grill self-service). Pour quelques-uns, j'étais accompagné de mon épouse. Le dernier fut celui du 18 mars 2005 à Chaineux, non loin du nouveau siège de Lambermont, en compagnie de Jean-Roland Jaumoulle et d'anciens collègues prépensionnés de Liège et Verviers. Le 11 juillet 2005, j'assistais aux funérailles à Bois de Villers de Jules Gilson, époux d'Elisabeth Misson, qui s'était suicidé et j'y ai retrouvé d'anciens collègues de travail. En février 2007, je reçu pour mes 40 ans de travail la décoration: Palmes d'or de l'Ordre de la Couronne. Durant l'année 2008, les réseaux de télédistribution d'Inatel, Intermosane, Teledis et Brutélé furent repris par la société VOO, née en avril 2006 et qui passa à 40 programmes dont des bouquets numériques après l'achèvement de la modernisation et uniformisation du matériel (450 MHz) avec la poursuite des implantations des nœuds optiques pour faire les raccordements à l'Internet et au téléphone via le câble de télédistribution. Son nombre de clients passa ainsi à 1, 3 million. Quant à la société Coditel Vlaanderen, elle avait été reprise par Telenet qui comptait désormais 1, 7 millions de clients. Ce qui restait de la société Coditel qui comptait 135.000 abonnés, se trouvait à Bruxelles, Laeken, Molenbeek, Anderlecht, Neder over Hembeek, Haeren, Watermael-Boitsfort,  Saint-Josse, Wemmel et Drogenbos, fut repris par le groupe français Altice et porta le nom de Numéricâble.

 

 

 

 

 

Retrouvailles avec les anciens: 26.10.2012 à Loyers, 24.5.2013 à Rivière, 18.3.2016 & 23.3.2018 à Jambes.

 

                                             F.J-L : juillet 2010 - mars 2016

 

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